Actes

Clotilde Provansal vous propose un regard artistique sur les gestes médicaux pratiqués au CHU au travers du vernissage de son exposition « ACTES », le vendredi 01 Février 2019 à 11h45 dans le Hall central du CHU Félix Guyon. Exposition ouverte du vendredi 1 février au samedi 2 mars avec le soutien financier de la DAC de La Réunion et de l’ARS et la participation du CHU comme lieu de recherche artistique dans le cadre du partenariat Culture et Santé.

Fin 2017, Clotilde Provansal intègre le CHU de La Réunion dans le cadre d’une résidence artistique. Une année qu’elle consacre au développement de son projet ACTES, un projet transdisciplinaire qui lie art et médecine et repose sur l’observation des gestes médicaux dans toute leur étendue « le geste est une action, un mouvement; il signifie à lui seul tout un langage » nous confirme l’artiste qui arpente l’hôpital de service en service, prélève, classe et organise. Jour après jour, les gestes se répètent, s’associent aux autres gestes jusqu’à établir un véritable rituel donnant substance et matière à un système signifiant et organisé, celui de l’hôpital.

Entrons dans le labyrinthe des mots et des gestes, laissons nos corps se déployer et parcourir cet abécédaire singulier. Actes est avant tout un point d’observation qui s’introduit dans l’espace hospitalier.

Pour l’artiste, l’inventaire des gestes est une « mise à plat, une manière de réorganiser les gestes médicaux au-delà des nomenclatures traditionnelles (techniques, relationnels, répétitifs, nécessitant un certain degré d’expertise). Ré-organiser consiste aussi à dés-organiser c’est à dire à sortir de l’idée organique du corps médical ».

Actes se présente sous la forme d’une architecture labyrinthique évoquant celle de l’hôpital.
Les multiples couloirs, salles, ascenseurs, escaliers, passerelles, qui s’entrelacent, se structurent à la manière d’un corps humain : neurologie au dernier étage, cardiologie au centre, morgue « six pieds sous terre ». « Les murs ne soignent pas » pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. Les murs de l’installation ne soignent pas mais ils parlent. Ils parlent de gestes, de relation, de dialogue.

L’installation se présente comme un labyrinthe dans lequel le spectateur est invité à déambuler. Elle est composée de neuf modules en bois en forme de « L » dans lesquels sont insérés des lames de verre à hauteur d’homme (1,80m). Le « L » est la première lettre du mot « livre » ou « lettre ». Le « L » prend la forme d’un livre ouvert…

Cathy Cancade
Artiste Auteur